19 mai 2010
19 mai 2010 : Fête de Saint Yves à Rome
L'église Saint-Yves-des-Bretons s'était parée aujourd'hui de ses plus beaux atours. La chapelle du Sacré Coeur a accueilli le buste reliquaire de Saint Yves, tandis que la statue du Sacré Coeur trônait dans la niche derrière le Maître-Autel consacré à Saint Yves. Les fleurs ornant l'un et l'autre autel étaient arrangées avec beaucoup de goût ! Dans le nouvel album photo intitulé 19 mai 2010, vous pourrez trouver quelques photos de la célébration présidée par l'abbé Vincent Dollman prêtre du diocèse de Strasbourg et directeur au Séminaire Pontifical Français, en présence de S.E. Monsieur Stanislas de la Boulaye, Ambassadeur de France près le Saint Siège, de Monsieur Alexandre Morois, Ministre conseiller de l'Ambassade de France près le Saint Siège et président de la Députation des Pieux Etablissements français à Rome et Lorette, Mgr Parick Valdrini, Recteur de Saint-Louis-des-Français, M. L'abbé Xavier d'Arodes, Conseiller ecclésiastique de l'Ambassade de France près le Saint Siège, Mgr Louis Duval-Arnould, chanoine du Latran, de Monsieur Pierre Blanchard, Trésorier des Pieux Etablissements, de M. l'abbé Guillaume Caous, Recteur de l'église, de quelques autres ecclésiastiques et fidèles laïcs bretons ou attachés à la Bretagne.
17 mai 2010
Le Pardon de Saint Yves à Tréguier : la presse régionnale
La presse régionnale bretonne se fait l'écho du pardon de Saint Yves du 16 mai dernier :
voir la page dans le Ouest France :
voir la page du Télégramme de Brest :
Pardon de Saint Yves à Tréguier
Comme vous le savez, saint Yves, saint patron de notre église romaine, est originaire de Bretagne. Dans son village natal, Minihy-Tréguier, il est honoré chaque 19 mai, comme à Rome. A Tréguier, ville toute proche où lui est érigé un tombeau, il est fêté chaque troisième dimanche du mois. La veille se tient un colloque d'avocats qui rassemble 200 à 300 juristes. Le jour du Pardon, après une messe dans la cathédrale de Tréguier rassemblant les évêques de Bretagne, des prêtres, des juristes mais aussi beaucoup de pèlerins, tous se rendent en procession au village de Minihy-Tréguier. Vous pourrez trouver quelques images dans l'édition régionale de France 3 de ce 16 mai. Je vous invite à cliquer sur le lien suivant :
12 mai 2010
Saint Yves 2010 à Rome
Comme chaque année, la Saint Yves sera fêtée comme il se doit dans la Ville éternelle ! Nous n'avons pas connaissance d'un Fest deiz ou d'un Fest noz (encore !), peut-être l'un ou l'autre verra-t-il le jour (espérons-le) comme prolongement des célébrations religieuses dont voici le programme :
Le 18 mai à 18h30 : messe d’ouverture de la fête en italien, présidée par Don Teresio Barbaro, prêtre du diocèse de Côme
Le 19 mai à 12h : messe solennelle, présidée par l’abbéVincent Dollmann, prêtre du diocèse de Strasbourg, directeur au Séminaire pontifical français.
Le 19 mai à 18h30 : vêpres, salut et bénédiction du S. Sacrement
D’an 18 a viz mae da 18e30 : oferenn digor e italianeg, lidet gant an Aotroù Teresio Barbaro, belleg an eskopti Kom
D’an 19 a viz mae da 12e: oferenn veur, lidet gant an Aotroù Viñsant Dollmann, belleg an eskopti Strasbourk, rener ar Seminer galleg an Aotroù Pab
D’an 19 a viz mae da 18e30: gousperou, Salud ha benediksion ar Sakramant
A tous, avec quelques jours d'avance, bonne fête de la Saint Yves !
08 octobre 2009
Des hermines bretonnes à Rome
Qui dit Breton, dit hermine bretonne. Je ne ferai pas ici l'histoire de l'hermine bretonne. Rappelons seulement qu'elle figure officiellement sur les armoiries des Ducs de Bretagne depuis la fin du XIVème siècle, bien qu'elle était utilisée depuis déjà un siècle. Rappelons aussi, terre de légende oblige, cette histoire que l'on raconte à propos d'Anne de Bretagne et qui serait à l'origine de la devise de la Bretagne, associée à l'hermine. Un jour d'hiver où la Duchesse se promenait à cheval, elle vit des chasseurs traquer une hermine toute blanche. Acculée à une mare boueuse, l'animal plutôt que de se salir préféra affronter les chasseurs. Naquit ainsi, dit-on, la devise de la Bretagne, associée à l'histoire de ce petit animal que sauva de la mort Anne de Bretagne : "kentoc'h mervel eget bezan saotred" soit "Plutôt mourir que d'être souillé".
Il est donc normal de retrouver à Rome, l'hermine bretonne comme le symbole de la Bretagne. Comme la plupart des nations présentes à Rome, la Bretagne utilise ses armoiries pour indiquer les lieux qui lui appartiennent (églises, hospice, biens immobiliers)
On se souvient que l'actuelle église Saint-Yves possède sur sa façade des hermines bretonnes et qu'un autel est marqué aussi d'hermines dans la chapelle saint Sébastien de l'église Saint-Louis-des-Français. Dans le cloître de Saint-Louis est conservée la plaque dont la photo est reproduite ci-dessus avec l'inscription : « Domus hospitalis Eclesie S. Yvonis nat. Brittanie » « maison de l'hospice de l'Église saint Yves nation bretonne. » A vrai dire, dans le cloître de Saint Louis se trouve deux plaques semblables. Cette même plaque est encore apposée sur un immeuble sis au numéro 11 de la via della Scrofa, témoin sans aucun doute de son appartenance passée à l'église Saint-Yves-des-Bretons (appartient-il aujourd'hui encore aux Pieux Etablissements de la France à Rome et Lorette qui gère le patrimoine religieux français ? nous ne le savons pas) Noirci, il n'est pas très visible sur la façade. Si vous vous promenez Via della Scrofa, vous pourrez l'apercevoir en levant la tête, à droite de la fenêtre centrale de l'immeuble, à condition que les volets soient fermés ! Ci-dessous la photo de l'immeuble, dans l'album photos intitulé N°11 Via della Scrofa, vous trouverez plus de détails.
Enfin, dans le cloître de Saint-Louis, se trouve un autre écusson de marbre, sans inscription, dont il manque une petite partie. Sur l'écusson surmontée d'une couronne ducale, sont gravées 10 hermines.
Un breton a demandé une interview pour son blog !
Eric est originaire du Léon. Il vit en Italie depuis quelques années, d'abord à Rome et maintenant à Milan. Il est l'auteur d'un blog "Rome en images" qui figure dans les les liens d'amis depuis quelques semaines. J'espère que vous l'avez déjà visité. Pour les amoureux de Rome ou pour ceux qui pensent y faire un séjour, il y a de très belles photos, des idées de ballades, des conseils et des renseignements utiles !
Si vous ne l'avez pas encore visité, allez-y ! Cette interview en est l'occasion : http://www.rome-en-images.com/2009/10/saint-yves-des-bretons-vous.html
Encore merci Eric de nous aider à faire connaître Saint-Yves-des-Bretons, à bientôt sur Rome, je l'espère !
07 octobre 2009
Canonisation d'une bretonne à Saint Pierre ce 11 octobre
Peut-être connaissez-vous l'oeuvre des Petites Soeurs des Pauvres ? Fondées par Jeanne Jugan dans la première moitié du 19ème siècle, elles viennent en aide aux personnes âgées, en particulier les plus démunies en leur offrant une maison de retraite. Comme Jeanne Jugan (1792-1879), certaines religieuses de sa congrégation font la quête pour subvenir au besoin des personnes qu'elles hébergent. Peut-être les avez-vous déjà rencontrées dans les Côtes d'Armor ou en Ille et Vilaine ?
Si vous voulez en savoir plus sur la vie de Jeanne Jugan cliquez sur le lien suivant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Jugan
Pourquoi en parlez ici ? d'abord parce que c'est une bretonne bien sûr (originaire de Cancale ) ! Ensuite parce qu'elle est canonisée (déclarée et reconnue sainte par l'Eglise catholique) à Rome ce dimanche 11 octobre 2009 place Saint Pierre par Benoît XVI. Pour cette occasion Saint-Yves-des-Bretons ouvrira ses portes le dimanche 11 octobre pour des vêpres (prière du soir) à 17h30 qui pourraient être présidées par Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et Saint Malo en présence de Mère Céline, Mère générale des Petites Soeurs des Pauvres. Nous essaierons de prendre quelques photos ! (la photo ci-contre provient d'internet)
02 octobre 2009
Les fesques (2)
Lorsque l'on rentre dans l'église Saint-Yves-des-Bretons, on ne peut manquer face à soi, dans le choeur la fresque de Ludwig Seitz (1844-1908). Cette oeuvre représente le Christ en gloire dans une mandorle adoré par saint Yves à sa droite, saint Martin, sainte Clotilde et à a gauche saint Louis, roi de France, saint Bernard et sainte Geneviève. Seitz l'exécuta entre 1879 et 1881. Comme le note Mgr Pierre Lacroix dans son ouvrage de 1892 (p.76), "Monsieur Seitz a tenu à ne point s'écarter de cette disposition que les grands maîtres du XVème siècle ont régulièrement suivie, et à laquelle les anciennes églises doivent le mérite principal de leur riche décoration." On pourrait se dire ainsi que l'oeuvre manque d'originalité. Toutefois, François Macé de lépinay écrit lors d'un colloque de l'Ecole française de Rome en 1981 après avoir cité Lacroix : "Pourtant ce qui frappe ici, c'est que l'oeuvre de Seitz n'est pas une simple variation sur les thèmes de la haute Renaissance come l'est à sa manière l'oeuvre architecturale de Carimini. Seitz, élève de son père, mais surtout disciple d'Overbeck et de Cornélius, a cherché à retrouver l'esprit même des 'primitifs'. dans le personnage de son Christ qui, sur fond d'azur profond, trône dans une mandorle d'or, on ne sent aucune 'grammaire'. Il y a, chez cet artiste en vogue, ce qu'il faut de pureté dans la vision, de désir sincère de retour aux sources pour qu'on puisse voir en lui un des derniers Nazaréens... et un grand peintre."
Ludwig Seitz est né à Rome le 11 juin 1844 d'un père bavarois, Alexander Maximilian Seitz. Il fut disciple de Johann Friedrich Overbeck peintre allemand de Lübeck. Avec quelques autres artistes, Overbeck fonde à Vienne la Confrérie de saint Luc prenant comme modèle les primitifs italiens prédesseurs de Raphaël. Avec son petit groupe, il quitte Vienne pour s'installer à Rome où il se convertira au catholicisme. Il y sera rejoint par Peter Von Cornélieus (1783-1867). A partir de 1813, son mouvement commença à acquérir une certaine notoriété sous le nom de Mouvement nazaréen, mouvement influencé par le catholicisme et le romantisme se donnant pour objectif de renouveler l'art religieux par l'étude des anciens maîtres italiens et allemands. Ludwig Seitz se situe dans ce Mouvement. Outre la peinture de la calotte absidiale de Saint-Yves-des-Bretons, il faut citer parmi ses oeuvres : la restauration et la décoration de la galerie des Candélabres au Vatican que lui demanda le pape Leon XIII ou encore la chapelle allemande de la basilique de Lorette, la chapelle de Saint Bonaventure dans l'église Sainte Marie in Ara Coeli à Rome, le couronnement de la Vierge dans la cathédrale de Fribourg, quatre grands sujets historique dans la cathédrale de Trévise ou encore dans léglise allemande de Rome, Santa Maria dell'Anima. Nous essaierons de photographier quelques unes de ses oeuvres qui se trouvent à Rome pour vous en proposer dans quelques semaines, nous l'espérons, un album.
Dans l'album posté dès aujourd'hui et intitulé "fresques du choeur" vous trouverez quelques détails de la fresques de Saint Yves. Nous en insérons juste une pour vous montrer le travail désastreux du temps :
Vous pouvez peut-être remarquer la disparition progressive du visage et du personnage de sainte Clotilde à l'etrême gauche ainsi que du fond azur qui l'entoure. Cela est probablement dû à une infiltration d'eau il y a quelques années. Vous remarquerez également une fissure assez importante partant du pauvre qui est allongé aux pieds de saint Martin jusqu'à la mandorle dans laquelle se tient le Christ et passant sur saint Yves.
Sur cette fresque,je me permets seulement d'attirer l'attention sur la représentation qui y est faire de saint Yves. Il porte les vêtements sacerdotaux, un livre à la main (probablement la Bible) et à ses pieds le livre des Décrétales (recueil de sentences de droit) sur lequel se trouve la barette (chapeau de prêtre). Cette représentation me semble intéressante, car très souvent saint Yves est représenté rendant la justice entre le riche et le pauvre, ou en costume d'official (juge écclésiastique), ou en recteur breton ou encore en prêtre faisant la charité. Ici on le dirait entrain de prêcher. Son regard croise celui qui se tient dans la nef de l'église et sa main désigne le Christ en gloire. Le livre "aint Yves et les Bretons" paru aux Presses Universitaires Bretonnes en 2004 suite au colloque du 7ème centenaire de la mort de saint Yves étudie un certain nombre de représentations de saint Yves et offre un certain nombre de photos ou de gravure. Une seule représente saint Yves prêtre prêchant. Cette peinture se trouve au musée de la Cohue à Vannes. Elle représente Saint Yves en vêtement sacerdotaux un crucifix d'une main, l'autre main désignant le crucifix, le regard de face, des pauvres à genoux de chaque côté, un autel dans le fond du tableau, le ciel du tableau illuminé comme s'il s'ouvrait sur le monde de Dieu. Il n'est pas sûr que seitz connaissait ce tableau du début XVIIIème conservé à Vannes; mais un certain nombre d'éléments semble s'y retrouver.
25 septembre 2009
L'époque de la fondation (1)
Après ces premiers contacts, ouvrons une autre série d'articles qui aura pour but de retracer l'histoire de notre petite église. N'hésitez pas à y intervenir et à proposer un article qui permette de développer un point, le corriger, le repositionner dans un contexte plus large (l'histoire de la Bretagne, de la France ou de l'Italie), ou encore de présenter une photo en rapport avec l'histoire de Saint-Yves-des-Bretons ou des personnages qui seront cités.
Un certain nombre d'éléments ou de personnages marquants ont déjà été mentionnés dans les précédents articles. La première figure importante, s'il en est, est celle de Mgr Alain de COETIVY. Nous lui consacrerons un prochain article. C'est lui qui dans la première moitié du XVème siècle demanda au pape Nicolas V une église qui en forme de paroisse puisse accueillir les Bretons venus à Rome en pèlerinage. Selon Barthélémy Poquet du Haut Jussé (grand historien de la Bretagne), nombreux étaient au Moyen-Âge, les clercs bretons présents à Rome. « Il y avait à cela, écrit-il, plusieurs raisons, la plus importante était le régime sous lequel vivait l'église de Bretagne. N'ayant pas adopté la Pragmatique Sanction, elle resta pendant le XVème siècle, comme elle l'était au XIVème, sous le gouvernement direct de la curie pontificale. » Précisons. La Pragmatique Sanction de Bourges est une ordonnance prise par le roi de France Charles VII en 1438. Après la période troublée du Grand Schisme d'Occident qui divisa l'Église Catholique pendant 40 ans (1378-1438) entre trois papes se prétendant légitimement élus, l'Église peina à retrouver toute son autorité. Dans une période assez réduite, de nombreux conciles furent réunis pour tenter de trouver une issue (Constance, Bâle, Ferrare..). Une question moderne quant au gouvernement de l'Église se posa alors que l'on peut résumer ainsi : qui gouverne l'Église, le Pape ou le Concile ?
En 1438, les évêques et les abbés de France se réunissent à Bourges autour du roi Charles VII. Convaincus, à la suite du Concile de Bâle, de la suprématie du Concile général sur le Pape, ils décident d'organiser l'Église de France. La Pragmatique Sanction rétablit ainsi l'élection des évêques par les chapitres et des abbés par les monastères. Elle supprime les nominations par le Pape ainsi que son droit de réserve, le roi s'octroyant le droit de recommander ses candidats aux élections abbatiales et épiscopales. Selon son droit, la Bretagne, alors duché autonome (règlant sans l'intermédiaire du roi de France tout ce qui concerne le régime du clergé et en général le statut politico-religieux de son pays) refuse l'Ordonnance de 1438. Il en sera de même en Bourgogne.
Ainsi donc, en Bretagne, le Pape continue-t-il de nommer directement les évêques. Selon B. Pocquet du Haut Jussé « Les clercs, quelques peu ambitieux, en quête de provisions de cures ou de canonicats, affluaient au siège apostolique, et comme la distributions des grâces se faisait sans grand discernement, il arrivait souvent que plusieurs prétendants au même bénéfice surgissaient à la fois, chacun avec sa bulle ce qui grossissait la foule des quémandeurs d'une foule non moins considérable de plaideurs. »
Une autre raison, avancée par le même auteur est qu'il n'existe pas encore en Bretagne d'université (celle de Nantes sera fondée en 1469). Pour étudier, il fallait donc s'en aller principalement en France. Une fois gradués, un certain nombre attirés par la cour pontificale venaient y chercher fortune et y restaient attachés à des emplois variés. Certains parvenaient à des charges relativement importantes comme celles d'auditeur de Rote ou de cardinal. Devenus cardinaux, ils attiraient à eux d'autres compatriotes qui gravitaient autour d'eux et du pape. Ainsi peut-on nommer Yves Bégaignon, évêque de Tréguier (1362-1371) qui fut pénitencier à Rome; le cardinal de Monfort qui fut cardinal quelques mois entre le 13 juin 1432 et le 27 septembre 1433, Félix V (1440). Notons quelques cardinaux bretons qui ont joués un rôle important : Hugues de Montrelais (grand électeur de Clément VII, pape d'Avignon), André d'Espinay qui devint archevêque de Bordeaux en 1489 après s'être brouillé avec les ducs de Bretagne et rallié au roi de France, Robet Guibé (évêque de Tréguier entre 1483 et 1502) que protégea Anne de Bretagne et surtout Alain de Coetivy. Ces deux derniers passèrent la plus grande partie de leur vie à Rome. Il est très probable qu'ils y attirèrent un certain nombre de Bretons.
23 septembre 2009
Les fresques (1)
Les fresques du choeur, dont nous parlerons dans un prochain article, sont l'oeuvre de Ludwig Seitz. Disons seulement qu'elle représente dans une mandorle le Christ en gloire entouré de 6 saints : à sa droite saint Yves, saint Martin et sainte Clotilde et à sa gauche saint Louis, saint Bernard et sainte geneviève. Les fresques des deux petites chapelles latérales ont été exécutées par un autre peintre Riccardo Mancinelli. Nous n'avons pour l'heure trouvé aucun renseignement biographique sur lui. peut-être qu'un lecteur du blog saura nous aiguiller... Dans la chapelle de la Vierge, Mancinelli a peint en médaillon saint Jean, saint Joachim, sainte Anne, saint Jean-Baptiste; dans celle du Sacré Coeur : saint Denis, sainte Radegonde, sainte Germaine Cousin et saint François de Sales. En ouvrant l'album photo intitulé Riccardo Mancinelli, vous trouverez les photos de ces huit médaillons. Certains d'entre eux sont abîmés. Ainsi que le notait François Macé de Lépinay en 1981 dans une conférence sur la reconstruction de Saint-Yves-des-Bretons dans le cadre d'un colloque de l'Ecole française de Rome sur les Fondations Nationales dans la Rome pontificale "ils mériteraient une restauration attentive"... C'était il y a presque 30 ans...
De toute ces représentations de saints, un constat... le peu de saints bretons... Hormis sainte Anne et saint Yves, patrons de la Bretagne, pas un seul autre saint breton n'est représenté dans l'église... On y retrouve plutôt un certain nombre de saints emblèmatiques de la France et de Paris : saint Denis, sainte Geneviève, saint Martin, saint Louis... On peut s'en étonner... Plus que l'évêque fondateur du diocèse de Paris, on aurait pu s'attendre à ce que soient représentés les évêques fondateurs des évéchés bretons (les saints Corentin, Pol Aurélien, Tugdual, Brieuc, Malo, Samson, Paterne), plus que sainte Geneviève, saint Martin ou saint Louis qui comptèrent dans l'histoire de la ville de Paris ou du royaume de France on aurait pu penser à d'autres saints qui comptèrent pour l'histoire de Bretagne comme saint Judicaël (roi de Domnonée qui se fit moine), saint Hervé (barde et ermite),saint Gwénolé (fondateur de l'abbaye de Landévennec) saint Vincent Ferrier (canonisé en 1455 par le pape Callixte III qui cette même année 1455 confirma la fondation de l'église Saint-Yves-des-Bretons accordée par son prédécesseur), saint Guillaume Pinchon (évêque de Saint Brieuc, premier saint breton à être reconnu par Rome au sens canonique du terme en 1247) et combien d'autres encore...
La liste est longue des saints bretons qui auraient pu être représentés à Saint-Yves-des-Bretons... Y a-t-il une raison à cela ?













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